Un article du monde.fr relance le débat sur un cas de licenciement pour faute grave intervenu suite à la rédaction de commentaires négatifs sur Facebook.

cc Flickr Laughing Squid
Les faits
3 employés d’Alten ont été «licenciés pour ”incitation à la rébellion” en 2008 : ils avaient promis de “rendre la vie impossible” à leur hiérarchie lors de conversations sur leurs comptes Facebook», rappelle le quotidien.
Christianne Feral-Schuhl, avocate spécialiste des questions liées aux technologies de la communication, nous apporte un témoignage très intéressant sur ce type d’affaire.
«La notion d’unité de temps et de lieu n’existe pas. Mais la fonction de partage est inhérente au réseau social», indique l’avocate.
Paramétrer son compte
Pour Maître Feral-Schuhl, il est important de bien paramétrer son compte. En effet, pour garantir la confidentialité de ses publications, il est important de limiter l’accessibilité de son compte, de ses données ou de ses contenus… à un groupe restreint et de confiance.
Pour le cas des salariés licenciés du groupe Alten, ceux-ci n’avaient pas paramètré leurs comptes, qui étaient accessibles aux amis de leurs amis, et pas à leurs amis uniquement, rappelle Maître Feral-Schuhl.
Absence de sphère privée
«Rien n’empêche à un individu de rapporter des propos à un employeur. La différence, c’est la preuve. Avec le réseau social, il y a un écrit électronique, la donnée peut être transférée et portée à connaissance. Nous ne sommes pas dans la situation où l’employeur est allé chercher dans la sphère privée.»
«Il faut mesurer ses propos, il existe toujours une règle de discrétion et de modération, surtout sur les défouloirs électroniques et les forums», indique Maître Feral-Schuhl. «Sur ce point, les internautes n’ont pas conscience de ce qu’ils communiquent», insite-t-elle.
Absence de maîtrise des données
Il faut également se protéger des attaques malveillantes sur internet comme dans la vie courante. C’est une question de réflexe. Des milliers de cas d’internautes dont «les images ont été modifiées, victimes de fausses rumeurs, ou qui ont eu leur “e-réputation” salie» sont de plus en plus nombreux.
Des sociétés se sont lancées sur le créneau et aident les internautes à effacer toute trace de leurs données sur la toile, c’est ce qu’on appelle «le droit à l’oubli numérique». Aucun doute sur leur utilité, mais un travail pédagogique s’impose dès le plus jeune âge.
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